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Communicateur civique

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Automne 2014 – Numéro 41


Séance du 21 octobre 2014 du Conseil universitaire

Un nouveau programme prévu pour septembre 2015 à la Faculté de médecine

Le CU autorise la création d’une maîtrise en pédagogie universitaire des sciences de la santé

En présentant le projet de création d’un programme de maîtrise en pédagogie universitaire des sciences de la santé aux membres du Conseil universitaire lors de la séance du 21 octobre dernier, le professeur Rénald Bergeron, doyen de la Faculté de médecine, a tenu à préciser que «C’est une proposition de maîtrise qui est unique au Québec. Les trois autres programmes existants ont préféré orienter leur formation sur le développement de la capacité de recherche». Il s’est dit fier de constater que ce projet est le premier à reconnaître «à travers le monde» le développement d’un domaine majeur en enseignement appliqué aux sciences de la santé. Et d’ajouter qu’à l’Université Laval, c’est grâce à de nombreuses heures de collaboration entre les trois Facultés concernées, Sciences infirmières, Pharmacie et Médecine, appuyées fortement par la Faculté des sciences de l’éducation, «que nous pouvons déposer aujourd’hui ce projet inédit».

La maîtrise en pédagogie universitaire des sciences de la santé sera un programme interfacultaire et interprofessionnel de 45 crédits dont le fonctionnement pédagogique retiendra le mode hybride d’un enseignement à distance et en salle de cours. Soumis à la Commission d’évaluation des programmes (CEP) du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) dans les prochains mois pour en obtenir un avis que la Faculté de médecine prévoit être favorable, le programme visera à former des cliniciens éducateurs qui agiront «comme experts et chefs de file» dans le but de faire progresser les connaissances et les pratiques dans ce domaine.

Dans sa présentation, le doyen Bergeron a souligné que ce nouveau programme par compétence retient également une approche andragogique et réflexive en plus de révéler que des cliniciens des sciences de la santé de la francophonie seraient intéressés à le suivre. Le nombre de 10 inscriptions est prévu la première année de son existence et la charge de travail des nouveaux inscrits devrait être en étroite concordance avec les activités cliniques de leur milieu médical de travail.

Le Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF-ULaval) a obtenu le renouvèlement de son statut de centre de recherche reconnu pour les cinq prochaines années. Son programme scientifique sur la violence conjugale et familiale est établi autour des trois axes suivants: la dimension sociale, le contexte de vie des acteurs, l’efficacité et la portée des interventions. L’avis de la Commission de la recherche concernant l’évaluation du CRI-VIFF-ULaval conclut que sa direction a su maintenir son efficacité et même l’accroître, particulièrement pour ce qui a trait  aux publications. Il constate que la viabilité du Centre est toujours assurée «même si le contexte plus récent d’obligations financières l’a forcé à proposer une restructuration profonde». Enfin, la Commission estime que ses membres doivent poursuivre leur réflexion de fond à ce sujet.

EN BREF

  • Les membres du CU ont accepté le rapport du Comité institutionnel d’évaluation des programmes concernant les programmes de baccalauréat en enseignement secondaire et de baccalauréat intégré en économie et politique;
  • Le président de la Commission de la recherche, le professeur Pascal Daleau, a déposé le rapport annuel 2013-2014 des activités l’organisme;
  • Le programme de maîtrise en santé communautaire change d’appellation. Il s’appellera désormais le programme de maîtrise en santé publique. À ce sujet, le professeur Luc Bélanger de la Faculté de médecine a demandé au doyen Bergeron s’il avait été envisagé de le nommer «programme de maîtrise en santé publique et communautaire». Le doyen lui a répondu par la négative.

                                                                                                                         Jacques Rivet, cc


Année d’élan et de ressourcement*
Dire sur l’année d’étude et de recherche AÉR*

 Un séjour axé sur la recherche dans le cadre de retrouvailles familiale

Sehl Mellouli
Professeur titulaire
Département des systèmes d’information organisationnels

Professeur à la Faculté des sciences de l’administration et d’origine tunisienne, j’attendais avec impatience ma première année d’étude et de recherche (AÉR) dans mon pays d’origine qui vit encore une révolution déclencheur du Printemps arabe. Ce séjour était une expérience unique, car il allait me permettre de redécouvrir mon pays natal et l’université tunisienne. Mon séjour de recherche s’est déroulé à l’Institut supérieur de gestion et mon domicile était dans une ville balnéaire, La Marsa. Le lieu me permettait, après une intense journée de travail, de prendre une marche au bord de la mer pour savourer le paysage et me rafraîchir les idées.

Avant mon départ, j’ai mis en place, avec des collègues de l’Institut supérieur de gestion de Tunis, un plan de recherche et de développement des connaissances axé sur le gouvernement électronique. Plus précisément sur l’aide à la prise de décision dans un contexte de citoyen participatif. La problématique est la suivante. De nos jours, les administrations publiques demandent aux citoyens de donner leurs avis sur plusieurs sujets. Ces avis doivent être par la suite considérés par les gestionnaires afin de prendre une décision qui en tient compte. Cependant, les gestionnaires ont besoin de nouvelles solutions informatiques qui leur permettent de traiter les avis reçus de manière automatique. Ainsi, nous nous sommes donnés comme objectif la conception et le développement d’un tel outil. Afin de mettre en pratique notre problématique, nous avons pris contact avec le gouvernement de Tunisie qui a, à ma grande surprise et bonheur, ouvert les portes pour une collaboration de recherche avec l’équipe tunisienne à laquelle je me suis jointe. J’ai remarqué que les problèmes ne diffèrent pas trop d’un pays à l’autre. Les mêmes préoccupations sont exprimées : comment développer des solutions technologiques afin de mieux servir les citoyens?

À cet égard, j’ai vécu une expérience unique: j’ai contribué à la réflexion sur l’élaboration du budget participatif de la commune de La Marsa lors de deux de ses séances à propos des futurs investissements envisagés pour l’éclairage public. Les citoyens se sont réunis afin de décider des futurs investissements pour l’éclairage public. Cette participation a été fructueuse pour la conception de notre solution. Les modalités de cette expérience ont aussi été fructueuses puisqu’elles ont donné lieu à une publication soumise à un important journal scientifique.

Finalement, ma famille et moi, nous avons grandement bénéficié de ce vécu en terre natale. Artiste peintre, mon épouse a participé à deux expositions, dont une inaugurée par le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et des communications. Le fils ainé (5 ans) a poursuivi ses études à l’école française en continuité avec sa vie d’élève au Québec. L’occasion lui a été donnée d’apprendre la langue maternelle. Le petit a connu toute sa famille tunisienne. Ce fut donc un séjour principalement axé sur mes préoccupations de recherche dans le cadre de retrouvailles familiales.


« OYEZ! OYEZ! OYEZ! »

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Mise en page : Lucie Hudon

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