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Communicateur civique

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Été 2019 – Numéro 79

Conseil universitaire du 18 juin 2019

La Commission de la recherche demande au GESER et au GREB de lui fournir des informations d’étape à la suite du renouvèlement pour cinq ans de leur statut respectif de Centre de recherche reconnu

La Commission de la recherche demande au Groupe de recherche en santé respiratoire (GESER) de lui transmettre, dans 18 mois, un plan de recrutement de nouveaux membres réguliers et étudiants, une attestation de financement obtenue par tous les membres réguliers, la confirmation de la réalisation d’un site web spécifique ainsi qu’une version actualisée de ses statuts, « notamment en précisant qu’un membre régulier doit être titulaire d’une subvention de recherche ou effectuer les démarches nécessaires pour en obtenir une et participer à l’encadrement d’étudiants ».

La Commission attend également durant les trois premières années de fonctionnement du Groupe de recherche en écologie buccale (GREB) des informations sur le recrutement de ses nouveaux membres. À ce propos, elle estime que le GREB aurait avantage à recruter d’autres membres ayant des expertises complémentaires, comme par exemple, en psychologie de la santé ou en nutrition, notamment pour accroître les activités de l’axe » santé des populations « . Elle exige une mise à jour des indices de performance des activités de recherche à propos de la cohésion entre ses chercheur.e.s. Elle veut connaître l’état du financement conjoint existant entre elles/eux ainsi que le nombre de publications cosignées et de codirections des travaux de recherche réalisées.

Le professeur Georges Lévesque (Psychologie et neuroscience) fait alors remarquer que le GREB est actuellement animé par « neuf personnes qui encadrent 41 étudiant.e.s alors qu’on vient d’étudier un centre composé de 28 personnes qui encadrent 50 étudiant.e.s ». Il juge donc le GREB très performant malgré les faiblesses que la Commission a identifiées dans son fonctionnement, spécialement dans la perspective de sa viabilité à long terme. Il croit nécessaire de tenir compte de ce type de données dans l’évaluation de la performance scientifique d’un groupe ou d’un centre de recherche.

Diplôme professionnel de troisième cycle en soins pharmaceutiques spécialisés (DP3-SPS)

Le DP3-SPS vise à développer une expertise spécialisée auprès de pharmacien.ne.s qui dispensent, en établissement de santé, des soins pharmaceutiques liés à un domaine spécialisé (oncologie, soins palliatifs, etc.) et spécialement, dès l’automne 2019, en psychiatrie. L’Avis de la Commission des études constate que « les compétences professionnelles entourant la prestation de soins pharmaceutiques ne se développent qu’à partir des expériences acquises en cours d’exercice ». Les membres du CU ont donné un appui favorable à l’existence de ce programme professionnel de troisième cycle en soins pharmaceutiques spécialisés. Il s’agit d’un programme novateur de l’Université qui sera implanté à la session d’automne 2019 à la Faculté de pharmacie.

Baccalauréat, maîtrise et doctorat en communication publique

Le plan du doyen Guillaume Pinson prévoit bonifier le programme de baccalauréat en communication publique en conformité avec plusieurs recommandations du Comité institutionnel d’évaluation des programmes (CIEP). Ce dernier insiste  en premier lieu sur la nécessité à l’effet que les contenus des cours tiennent compte davantage des technologies du numérique et des pratiques des médias sociaux.  Le doyen Pinson souhaite que le Département d’information et de communication (DIC) obtienne une chaire de recherche du Canada sur l’intersectionnalité, concept qui a trait au cumul de différentes formes de discriminations vécues par une personne, spécifiquement en communication publique. Il s’attelle dans les prochains mois à  mettre en place une passerelle DEC-BAC avec le CEGEP de Jonquière où il existe un programme en Arts et technologie des médias.

Le doyen Pinson appuie la recommandation du CIEP faite aux responsables des cours de recourir d’une manière organisée et plus fréquente à l’agence-école Préambule communication et au journal-école L’Exemplaire, deux ressources professionnelles originales du DIC. Il voit d’un bon œil que des projets en communication publique puissent se réaliser dans plusieurs cours en s’insérant comme activités de la « Boutique Accès savoirs » de l’Université. Il adhère à l’importance de réduire la taille des équipes pour les travaux faisant l’objet d’une évaluation sommative. Il remarque que le CIEP a judicieusement insisté pour que l’accessibilité aux stages soit augmentée.

Les programmes de maîtrise et de doctorat en communication publique font l’objet de 10 recommandations de la part du CIEP. L’appellation de la majeure en « journalisme international » devient tout simplement la majeure en « journalisme ». Le programme de maîtrise passera, souligne le doyen, de 48 à 45 crédits conformément à l’article 109 du Règlement des études. Un gabarit de plan de collaboration sera développé, précise -t-il, dans le programme de doctorat en communication publique sur la base des éléments recommandés par la Faculté des études supérieures et postdoctorales et des exemples déjà utilisés au DIC.

En annexe

  • Le Comité-conseil du Conseil universitaire sur la liberté d’expression présidé par M. Alain Rochon, doyen de la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design, est composé des personnes suivantes : Mme Nadia Tawbi, professeure, Faculté des sciences et de génie; M. Luc Langlois, doyen, Faculté de philosophie; M. Smail Kalla, professionnel de recherche, Faculté des sciences et de génie; M. Sylvain Marois, chargé de cours, Faculté des lettres et des sciences humaines; Mme Ariane Keck, étudiante des cycles supérieurs, AELIÉS; et Mme Laurence Vaillancourt, étudiante de premier cycle, CADEUL.
  • Le professeur Georges Lévesque a posé des questions à la Direction de l’Université à propos de l’exigence de réussite d’un test d’anglais dans les programmes de 2et 3cycles en médecine moléculaire comme condition de diplomation : pourquoi exige-t-on une telle réussite ? Est‐ce que la direction de programme a l’autorité d’une telle décision en matière linguistique? Le vice-recteur Robert Beauregard et la doyenne Josée Bastien de la Faculté des études supérieures et postdoctorales ont répondu que le Règlement des études stipule que le comité de programme a le pouvoir d’exiger cette connaissance de la langue anglaise.
    • Interrogé après la séance du CU au sujet de cette réponse, Georges Lévesque a répondu ceci : « Je dois dire que j’ai été déçu de la réponse de Mme Bastien en se basant sur l’avis d’une ou d’un responsable concerné à la Faculté de médecine. La justification d’une telle exigence de réussite pour la diplomation est fondée sur le fait que la moitié des étudiant.e.s inscrit.e.s sont internationaux. En plus que les « lab meetings » se déroulent en anglais. Est-ce  qu’on invoque un règlement  des études  parce que des  professeur.e.s   font des « lab meetings » en anglais? Ce n’est pas très sérieux comme réponse ».

Jacques Rivet, cc



Quatre membres d’une Relève récente (Rr)
témoignent et souhaitent parler pour d’autres

Une Relève récente (Rr) de quatre collègues a participé à une Table de discussion animée par le communicateur civique au début du mois de mai. Simon Beaulieu-Bonneau, professeur adjoint à l’École de psychologie, Jacinthe Cloutier, professeure adjointe au Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, Antoine Pellerin, professeur assistant à la Faculté de droit et Laure Saulais, professeure agrégée au Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation ont témoigné de leur première année (ou période) de vécu universitaire en tant que professeur.e de carrière.

Le professeur titulaire Éric Frenette du Département des fondements et pratiques en éducation  a joint la Table, instruit de son expérience de mentor et de son appartenance au Comité d’aide et d’accueil des professeures et des professeurs. Durant le témoignage sur ce vécu, la personne qui prend la parole, le fait évidemment pour elle-même. Elle s’exprime probablement aussi au nom de ses collègues sur place. Il est également fort possible qu’elle cherche à le dire au nom d’autres collègues à l’Université. Ce sont quatre paroles distinctes en une même voix. Cette dernière est symboliquement traduite par le sigle Rrdans le présent compte rendu.

La Relève récente a maintenant réalisé son rêve : devenir professeur.e de carrière. Elle sait pertinemment que ce n’est pas un aboutissement mais bien un départ. Il lui faut désormais avoir d’autres rêves qu’appelle son nouveau statut d’universitaire. Le programme dans lequel elle enseigne avec passion et expérience comme ancienne chargée de cours est très couru par les étudiant.e.s. Cependant, il est peu connu des employeurs sur le marché du travail. « Elle rêve de le sortir de l’ombre », s’engage-t-elle.

Dans sa discipline, Ra constaté un besoin évident de vulgarisation des termes spécialisés employés, par exemple, dans un document juridique que reçoit, à l’occasion, une personne concernée par une réclamation ou visée par une infraction. Elle voudrait s’attaquer à cette opacité rédactionnelle durant sa carrière. À ce propos, il est possible que le domaine de recherche de Rr soit prétendument bien connu du grand public parce qu’il traite d’une nécessité de la vie de tous les jours comme l’alimentation. « Tout le monde est un expert de l’alimentation puisque tout le monde mange », lance avec une certaine ironie Rr. Voilà pourquoi se donne-t-elle comme défi de lutter contre les idées reçues et la prétention du savoir populaire dans ce domaine par l’explication et la vulgarisation de son travail scientifique.

Il arrive que la Relève récente provienne du milieu professionnel au moment où elle accède au statut de professeur de carrière. Elle est la plupart du temps membre d’un ordre professionnel et conserve des activités de clinicien.ne au sein même de sa charge  de travail universitaire. Il y a traditionnellement un fossé entre la recherche scientifique et les milieux cliniques. Rr rêve de faire le lien entre les deux. Elle estime qu’il faut démontrer l’utilité de la recherche universitaire dans le domaine clinique et réussir à faire en sorte que chercheur.e.s universitaires et clinicien.ne.s parlent le même langage. « Avant on parlait de transfert de connaissances; maintenant, on parle d’échange de connaissances entre les deux », constate-t-elle.

Au plan de la conciliation de l’enseignement et de la recherche, Ra été plongée à fond dans l’enseignement. Elle a suivi une formation au Bureau d’aide à l’enseignement (BSE). Elle y a rencontré des collègues plus anciens qui ont partagé  avec elle des informations de culture institutionnelle sur l’Université. Cette rencontre a favorisé son intégration. Son perfectionnement lui a permis de dynamiser le contenu et la pédagogie de ses cours. Il est vrai qu’elle peut profiter d’une charge d’enseignement progressive; ce qui n’est pas la coutume dans toutes les facultés. Elle estime que ça devrait être le cas. «Progressivement, tu prends ton rythme jusqu’à la cinquième année. C’est très avantageux », maintient-elle. Par ailleurs, elle considère qu’ « on n’a pas le temps de s’arrêter » même si c’est un beau problème. Le temps pour la recherche est souvent comprimé. C’est probablement, suppose-t-elle, parce qu’on a peu d’expérience pour « savoir comment prendre le temps de s’arrêter » et de pouvoir s’y consacrer.

Voilà une faiblesse d’un savoir-faire qui amène à considérer le rôle que peut et que doit jouer un mentor auprès des nouvelles professeures et des nouveaux professeurs. La Relève récente a réalisé toute l’importance du rôle que jouaient les collègues plus expérimenté.e.s auprès d’elle à ce sujet. Certains professeur.e.s sont venus lui proposer des rencontres spontanées qui l’ont initiée à la tradition du milieu. Dans d’autres circonstances, c’est Rqui a pris l’initiative d’entrer en contact avec des collègue séniors. Elle souligne l’importance  d’avoir,  en plus  des  mentor.e.s assigné.e.s, des mentor.e.s informel.le.s. « C’est moi qui ai tendu les perches », précise-t-elle, Par ailleurs, elle croit qu’il devrait y avoir une procédure d’accueil mieux organisée. « Moi, quand j’ai été accueillie au Service des ressources humaines, ça a duré dix minutes », atteste-t-elle. En passant, elle remercie le SPUL pour s’être occupé de son dossier.

La discussion se termine sur la nécessité d’avoir un lieu de rencontre dans chacune des unités administratives des facultés afin de faciliter les échanges informels entre les professeur.e.s. À ce propos, la Relève récente décrit trois types de situation. Dans le premier type, le lieu actuel est considéré nul « pour la collégialité ». Dans le second, l’échange de vues entre spécialistes d’une même discipline professionnelle a lieu après chaque assemblée de l’Unité de rattachement. Dans le troisième type, l’organisation de trois rencontres annuelles a été planifiée pour de tels échanges.

Je remercie les participant.e.s et je ne peux m’empêcher de clore la réunion sans raconter l’anecdote suivante à titre de communicateur civique. À la suite de la publication d’une de mes chroniques où j’avais donné des informations sur les recherches d’un professeur durant son année d’étude et de recherche, j’ai reçu un courriel d’un collègue qui m’écrivait ceci : « Merci de m’avoir informé des activités de recherche de mon voisin de bureau. »                   

                                                                                             Jacques Rivet, cc

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